spécialiste de la communication numérique des organisations et photographe
« Quand vous parlez à un homme, rappelez-vous que vous ne
parlez pas à un être logique ; vous parlez à un être d’émotion, une créature
hérissée de prétentions, mue par son orgueil et son amour-propre. »
Camarades, amis de la discipline et du courage, bonsoir.
Cela fait un bon moment que moi, Théodore YE, j’écris moins
pour m’intéresser au développement personnel, que je bosse pourtant bien. La
citation qui vous est citée là-haut est tirée de l’œuvre mondiale du
développement personnel et des relations humaines, qui est : « Comment se faire
des amis » de Dale Carnegie. Une œuvre des années 1936 qui a eu un succès
époustouflant.
Regardez un peu comment on veut vous faire comprendre que
vous pouvez vous entendre avec tout le monde : le premier principe, c’est de ne
pas critiquer, de ne pas condamner et de ne pas se plaindre. De vous à moi,
comment peut-on ne pas critiquer quelqu’un ?
Comme pour te dire, imagine que ton enfant est devenu
dernier de sa classe alors que tu lui as tout donné pour bosser. Au lieu de
l’insulter : « Imbécile, tu ne vaux rien du tout », tu devras lui dire :
« Mon fils, tu sais que tu es trop intelligent, non ? Si tu te concentres, tu
vas dépasser telle personne un jour, et je t’achèterai un vélo. Viens prendre
ce biscuit, et chaque soir, viens, je vais t’aider à apprendre, tu vas les
dépasser. »
Ce sont là des critiques qui ne sont pas directes et
beaucoup plus encourageantes. Dans la première façon de réagir, c’est agir
comme un parent normatif, un terme cité par Michel Josien dans la Programmation
neurolinguistique (PNL) et l’analyse transactionnelle. Il a fait ces analyses
selon les études de Eric Berne.
Dans le second cas, j’ai réagi comme un parent nourricier.
Mais attention ! Imaginez que vous disiez à l’enfant : « Je
vais traiter les exercices pour toi » ; vous serez un parent nourricier, mais
négatif. La meilleure façon d’aider quelqu’un qui a faim n’est-elle pas de lui
apprendre à cultiver ? C’est la même chose.
Dans cette partie, c’était pour vous dire que la critique
n’arrange pas beaucoup de choses. Une façon plus managériale aide à motiver la
personne.
Un autre souci, c’est quoi ? En dehors du fait que l’homme
soit un être d’émotion, mu par son orgueil et son amour-propre, qui déteste
surtout la critique vive, il s’agit aussi d’un être qui a besoin d’être
reconnu. Cela pour vous dire qu’il veut être important.
Sigmund Freud, philosophe et psychanalyste que nous avons
tous étudié avec les notions d’inconscient, dit quelque chose : nos actes sont
provoqués par deux désirs fondamentaux : le désir sexuel et le désir d’être
important.
John Dewey, lui, parle du désir d’être important.
Qui parmi nous ne veut pas se sentir important ? Personne.
Imaginez un PDG d’une entreprise qui, à son entrée dans son
entreprise, voit le gardien assis et lui dit :
« Bonjour Théophile. Tu vas bien ? Ça fait deux jours. Tout se passe bien ? »
Ou encore, il trouve la dame de nettoyage et lui dit :
« Bonjour Monique. Comment tu vas ? Et ton enfant qui est en terminale, là,
tout se passe bien avec lui à l’école ? »
De vous à moi, ces termes peuvent-ils ne pas faire de ces
gens ses amis ? Je ne crois pas, à moins que tu n’aies un autre problème avec
eux. Car c’est bien le PDG qui leur adresse la parole en les identifiant.
Si ce même PDG rentre dans son entreprise pour une réunion
d’urgence avec les employés parce qu’ils ont fait un travail qui n’a pas
satisfait le client par leur faute, et que les employés s’inquiètent, s’il leur
dit :
« Chers employés et collaborateurs, vous êtes de brillants
travailleurs. Grâce à vous, l’année dernière, nous avons fait un chiffre
d’affaires de 100 %. En plus de cela, notre entreprise est devenue la star en
termes de qualité de production. Pour cela, je vous remercie énormément.
Cependant, il y a un client qui s’est plaint de la mauvaise qualité d’un
produit due à un mélange qui n’a pas pris. Cette erreur est normale. Celui qui
ne fait pas d’erreur est celui qui ne fait rien. Pour les prochaines fois, je
crois que vous ferez beaucoup plus attention. Je vous fais confiance, les gars.
Le samedi, on fera une sortie détente au mémorial Thomas Sankara si vous le
désirez. Bon courage!»
En parlant ainsi, est-ce qu’il s’est fait des ennemis ? Non.
Au contraire, il sera beaucoup admiré et respecté. C’est pour vous dire que
même si quelqu’un a fauté, votre capacité à lui prouver qu’il est important
joue un rôle important.
Êtes-vous celui-là qui néglige les gens ? Vous ne leur
montrez pas qu’ils sont importants ? Vous faites comme s’ils étaient des
va-nu-pieds ? Êtes-vous celui-là qui parle aux gens comme s’ils n’avaient
jamais rien fait de bon une fois dans leur vie ?
Montrer aux gens qu’ils sont importants est un outil
stratégique du bon manager, surtout en entreprise. Ne cherchez pas à corriger
des gens en blessant leur amour-propre.
Toujours se mettre à la place de l’autre pour comprendre une
situation et en trouver une bonne réponse.
Comme cité dans l’œuvre :
« Lorsque je pêche, je ne pense pas à ce que j’aime, mais à ce qu’eux aiment.
Je n’appâte pas mon hameçon avec des fraises à la crème ; je choisis plutôt un
beau ver ou une sauterelle que je lance devant le poisson. »
Nous avons tous souvent envie d’amener les gens à faire
quelque chose. Au lieu de leur montrer ce qu’ils pourraient désirer dans cela,
nous nous contentons de dire ce que nous voulons.
Je me rappelle encore ce jour de congés, quand j’ai voulu
que mon tout petit frère puisse venir m’aider à arroser la terre pour faire des
planches de jardin. Je lui dis : « Viens m’aider à arroser. »
Là, il dit non, qu’il est en train de s’amuser. Je me suis donc demandé : si
j’étais à sa place, qu’est-ce que j’allais gagner en allant l’aider ?
Je redis : « Viens, on va finir vite et je t’achèterai des
bonbons. » Cela peut paraître flatteur. Je lui dis ensuite : « Il y a des
grenouilles ici, je vais les attraper et je les préparerai pour toi. » Et là,
il est venu.
Je lui ai mis une quantité moyenne d’eau à amener, et il l’a
fait. Pour l’encourager, je dis : « Jacques, tu as de la force, tu travailles
très bien. »
La prochaine fois, je lui mets une quantité plus élevée. Il avait du mal à
soulever l’arrosoir et à l’amener. Et puisque je l’encourageais et le
complimentais, il s’est débrouillé et il est parvenu à le faire.
Quelques instants après, alors que je suis en train de
tracer les planches, il a déraciné des pépinières qui étaient en train de se
faner. Quand j’ai vu cela, j’ai demandé : « Qui a fait ça ? »
Me regardant d’un œil inquiet, il voit qu’il a fauté, arrêté, bouche bée, le
doigt dans la bouche. Au lieu de le parler d’une autre façon, je lui dis :
« Il ne faut plus enlever, sinon les arbres vont mourir. On ne pourra pas
planter pour vendre après, et tu ne pourras pas avoir l’argent du gâteau.
Ramasse et amène, je vais les planter, ça va pousser. »
Et voici un dénouement simple sans le condamner. Le soir,
arrivé à la maison, je dis à ma maman devant lui :
« Votre enfant, Jacques, a bien travaillé avec moi aujourd’hui. C’est un grand
travailleur. »
Et voici le petit de 4 ans qui se sent flatté. Je lui donne 100
francs CFA : 50 francs pour acheter du sucre et 50 francs pour s’acheter des
arachides. Le lendemain, quand il m’a vu me préparer pour aller au jardin, il
s’est précipité pour prendre ses chaussures fermées et venir avec moi. Ce
jour-là, j’ai commencé à planter, et il était tout juste à côté de moi,
essayant de faire ce que je fais.
Ce jeu avec l’esprit de l’enfant peut paraître banal, mais
c’est presque la même chose dans les relations humaines.
Croyez-vous que vous réussirez en disant à un employé : « Si
tu fais ça prochainement, je vais te virer » ?
Dites-lui plutôt : « Sais-tu que tu es un élément important pour la vie de
notre société ? Ton absence a affecté le travail ces derniers temps. Essaie
d’améliorer cela. Je te fais confiance. Je peux compter sur toi ? »
Ce sont là les moyens de se faire des amis et d’influencer
les autres sans toucher à leur amour-propre.
Ne critiquez pas, ne condamnez pas, ne vous plaignez pas.
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C’était Théodore YE,
ami de la discipline et du courage !
Très intéressant
RépondreSupprimerMerci
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